En 2014, territorialité.fr avait été reçu par Laurent CARTIER, artisan boulanger, implanté au cœur du Poitou-Charentes, qui produisait du pain au levain, à base de farine naturelle, cuit dan un four à bois traditionnel alimenté par des chutes de scieries locales.

Pouvez vous nous présenter votre activité et ses spécificités ?

"Je fabrique et vends du pain réalisé dans mon fournil, à partir de matières premières naturelles ( farine, sel, bois, eau ) d'origine géographique la plus proche possible du lieu de fabrication de mon pain. Dans le même esprit, la commercialisation s'effectue essentiellement par livraison à domicile dans un rayon d'une trentaine de kilomètres permettant l'utilisation quotidienne d'un triporteur à assistance électrique ne consommant aucune énergie fossile. Je vends également sur un marché local une fois par semaine et reçois occasionnellement quelques clients dans le fournil même."

Quel parcours vous a conduit à la fabrication du pain ?

"Après avoir pratiqué plusieurs activités professionnelles (industrie, déménagement, milieu hospitalier, etc ), j'ai décidé de réhabiliter un ancien four à bois traditionnel situé dans le hameau du Parc sur la commune de Celle-l'Evescault dans le département de la Vienne (Poitou-Charentes). J'ai donc suivi une formation complète en boulangerie au CFA-CMA 86 et ai obtenu un CAP de Boulangerie. En plus du diplôme obtenu, j'ai ainsi eu l'occasion d'acquérir une expérience professionnelle dans différentes structures de la boulangerie.

Intéressé par la biodynamique, j'ai alors décidé de m'installer et ai créé le Fournil du Parc avec le désir de produire un pain le plus naturel et authentique possible."


Le Fournil du Parc avait été choisi par TF1 en 2009 dans le cadre d'une série de reportages sur les pains de nos régions. Un reportage complet a ainsi été diffusé à une heure de grande écoute sur la chaîne de télévision la plus regardée en France ...

Ces vues issues du document réalisé et diffusé illustrent la localisation cartographique, naturelle, architecturale par les réalisateurs du reportage (excellent au demeurant ...).

La démarche de l'artisan, la qualité du produit et ses circuits de commercialisation sont également décrits dans le reportage  avec des vues certes des plus classiques mais clairement identifiables.

  • Curieusement, cet intérêt que nombre d'artisans, d'entreprises, de responsables du développement local, de communes et de départements souhaiteraient avoir de la première entité audiovisuelle du pays à l'époque ne suscita AUCUNE répercussion, ni communication à l'échelle locale, selon Monsieur Cartier.
  • De la même manière et assez curieusement, l'artisan lui-même n'avait pas identifié ses spécificités locales et son ancrage territorial, ni même l'intérêt que son action pouvait avoir pour l'image et le développement de sa commune, des structures locales intercommunales et de son département. La photographie retenue pour orner son triporteur électrique sur les marchés présentait un paysage de montagne sans aucune relation avec les paysages locaux.
A la fin de l'année 2015, Le Fournil du Parc a cessé toute activité.

Cette curieuse expérience fait partie des éléments fondateurs à l'origine de la mise en ligne de quelques réflexions sur le présent site.